Il ya des livres qui sont très cours mais qui font très bien ce qu'ils doivent faire avec ce qu'ils ont. C'est pas la longueur du texte , mec, c'est sa densité. Et ce livre d'à peine une centaines de page et bien il le fait très bien. Il est magnifique quand il le fit et il le fait du début à la fin. Nous sommes en novembre, le mec, là qui entre dans le Sauna Midi-Minuit, un sauna gay de province (C'est important on est pas à Paris, Montréal ou San Francisco... encore moins Berlin. on est plus à peut-être Lille où vit l'auteur ou Québec ou Manchester... On endroit connu pour pas être le hotspot à toutes les tapettes du pays, tu sais) Alors ce mec... Bah on s'est pas c'est qui. Il ne se présente pas immédiatement. Comme sur Grindr, ce Je-Narrateur-qui-n'est-pas-l'auteur-mais-pourrait-très-bien-l'être (tu sais, la littérature) se présente par ce qu'il fait, ce qu'il désire. Ce Je veux être baisé et peut-être baisé aussi. On appr...
1. Il est plusieurs choses difficiles en ce monde, parler de ce livre par Maggie Nelson en est une. Le livre est donc son propre objet. C'est-à-dire que le livre est lui-même livre sans vouloir être livre. Il est narration sans vouloir l'être en empruntant codes et esthétique du carnet, du livre de lieux communs (Commonplace book) d'où mon intérêt pour ce livre qui n'est pas un livre qui n'est pas un recueil qui n'est pas de la prose. Le livre est un cabinet de curiosités, au sens littré du terme, d'éléments associés autour de la couleur bleue . 2. And so I fell in love with a color —in this case, the color blue— as if falling under a spell, a spell I fought to stay under and get from under, in turns †Maggie NELSON, Bluets, Wave books, États-unis 9781933517407, 2009, p.2 3. Un cabinet donc, de l'intérieur, de l'extérieur. Du va du vient. Pour être vulgaire, du fucking. De ses effets sur l'auteure exprimée au travers de l'obsession du bleu ...